EXCLUSIF. Nicolas Bacca quitte Ledger

Nicolas Bacca, qui était le dernier cofondateur de Ledger à avoir une fonction opérationnelle, quitte la licorne française pour lancer un nouveau projet.
C’est une page importante de l’histoire de Ledger qui va se tourner dans les semaines qui viennent. Selon nos informations, l’un des cofondateurs de la société, Nicolas Bacca, va quitter l’aventure. Il est le dernier co-fondateur encore présent de manière opérationnelle. L’un des autres co-fondateurs, Eric Larchevêque siège encore au conseil d’administration, mais a quitté son poste de PDG en 2019.
Nicolas Bacca, qui garde ses actions dans Ledger, est l’une des figures historique de l’entreprise. Après avoir occupé le poste de directeur de la technologie, il est devenu en 2019 directeur de l’innovation du groupe.
Selon nos informations, Nicolas Bacca va poursuivre son aventure dans le secteur crypto, mais aux commandes d’un nouveau projet dont le but est faciliter l’onboarding des utilisateurs dans la crypto. “C’est le sujet qui le passionne”, souligne un proche. “Son obsession est d’aider le grand public à utiliser et détenir des actifs numériques. Ledger lui a permis de faire des choses, mais c’est sûrement le moment d’en faire d’autres.”
En quelques années, Ledger s’est imposé comme l’un des leaders mondiaux de la conservation des actifs numériques. La société est surtout connue pour ses portefeuilles numériques Nano. Fin 2022, son CEO, Pascal Gauthier, avait annoncé dans une interview avec The Big Whale avoir dépassé la barre des 6 millions de Nano vendus.
Certains s’interrogent toutefois sur la stratégie de la société qui met de plus en plus l’accent sur le côté artistique et business, notamment autour des NFTs. Ledger a également subi une polémique mi-mai avec la fuite de son futur service "Recover" que certains utilisateurs historiques ont assez froidement accueilli. Celle-ci a également laissé des traces en interne, mais le départ de Nicolas Bacca avait été décidé avant.
Avant d’investir dans un produit, l’investisseur doit comprendre entièrement les risques et consulter ses propres conseillers juridiques, fiscaux, financiers et comptables.

